Cent vingt-cinq ans après la première Année polaire internationale (API) et cinquante ans après l’Année géophysique internationale (AGI), la communauté scientifique internationale s’apprête à lancer la 4e Année polaire internationale en 2007-2008, occasion d’organiser des campagnes scientifiques internationales de grande envergure, et surtout de démontrer le rôle moteur que jouent les régions polaires sur la planète.
L’Année polaire internationale (API) a été créée à la suite du constat que l’observation scientifique des phénomènes géophysiques ne pouvait se faire efficacement que dans le cadre d’une coordination internationale et non par des nations seules.
La campagne 2007-2008 concernera l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud et contribuera à montrer le rôle moteur des régions polaires. Les expéditions, qui se veulent pluridisciplinaires, incluront les sciences humaines et sociales et seront menées en collaboration avec les Inuits. La nouveauté majeure résidera toutefois dans le fait que l’API s’inscrira, pour la première fois, dans un contexte de bouleversements climatiques. Les premières observations débuteront en mars et s’échelonneront sur deux ans. Les résultats ne devraient pas être disponibles avant 2009-2010.
Il s'agit de la troisième année polaire internationale, après celles de 1882 et 1932. Ce sera toutefois la première fois que les études porteront tout particulièrement sur les besoins des habitants de l'Arctique, et M. Hik affirme que c'est en bonne partie grâce au Canada. «Le Canada a vraiment défendu la dimension humaine [de la recherche]», a-t-il dit.
Avec une contribution de 150 millions de dollars canadiens, le Canada est le principal bailleur de fonds, suivi par les pays scandinaves et les États-Unis dont la contribution devrait avoisiner les 50 millions de dollars US (un effort particulier lié au fait que le Canada possède plus du tiers de l’Arctique).
Des chercheurs provenant de 63 pays, dont le Canada, profiteront d'un budget de 500 millions de dollars en 2007-08 pour tenter de mieux comprendre les régions polaires. Ce sera surtout l’occasion de juger de l’état du système climatique et de faire des prévisions sur son évolution au cours des cinq, voire des vingt prochaines années.
L'Année polaire internationale commence officiellement en mars.
EAU
- 97,2 % de l'eau est salée et inutilisable.
- 0,65 % peut être utilisée.
- Les besoins normaux en eau : 100L/jour/habitant :
Etats-Unis : 360 L/jour/personne,
France : 157 L/jour/personne,
Haïti : 20 L/jour/personne.
- Répartition de la consommation en France...
WC : 45 L,
Bains et douches : 30 L,
Lave-linge : 29 L,
Boisson et cuisine : 23 L,
Soins corporels et lessives à la main : 20 L,
Lave-vaisselle : 4 L,
Divers : 6 L.
DEPLACEMENTS - Les transports sont responsables de près de 30% de la consommation d’énergie, de 22% des émissions de CO2, de 4% des SO2 (dioxyde de souffre), de 57% des oxydes d’azote et d’une grande partie des particules fines. - Une voiture en ville émet 100 g d’équivalent carbone/passager/km. Un bus 25, et un train 3. |
|
PAPIER
- Consommation mondiale : 329 millions de tonnes/an. 180 kg/personne en France, 301 kg/personne aux USA, 20kg/personne/an Egypte, Inde et Philippines. - Composition de la pâte à papier en France : 60% de papier recyclé, 16% de déchets de scierie, le reste est issu de l’entretien des forêts (éclaircie). - La France augmente chaque année sa superficie de forêts de 20000 ha mais la fabrication du papier consomme de l’eau et de l’énergie.
|
ENERGIE - Energies non renouvelable : 86,4% : Pétrole : 37,5%, Gaz : 21,1%, Charbon : 21,8%, Nucléaire : 6%. - Energies renouvelables : 13,6% : Hydraulique : 6,6%, Combustibles traditionnels (bois, charbon...) : 6,4%, Energies de la biomasse, géothermique, éolienne et solaire : 0,6%. - Energie solaire reçue par la Terre en une année : 15x les réserves totales de charbon, 25x les réserves d’uranium, 167x les réserves de gaz, 333x les réserves de pétroles. - En deux siècles, le taux de carbone dans l’atmosphère est passé de 280 à 370 ppm (parties par million). |
DECHETS
- En 2010 : les ¾ des départements français ne pourront plus faire face au traitement de leurs ordures.
- La quantité de déchets ménagers en France augmente d’environ 1% chaque année.
1,3 kg/jour en France,
2 kg/jour au USA,
- Traitement des déchets :
50% stocké en centre d’enfouissement ou en décharge,
29 % incinéré (valorisation énergétique),
6% incinéré sans récupération,
7% composté.
- 60 000 décharges au total mais seulement 8 000 officielles.
- En France, les emballages représentent le tiers du poids de nos déchets ménagers et la moitié de leur volume.
(Source : "Être écocitoyen", Et si on vivait autrement, Nature & Découvertes.)
Suite à la publication du dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat) portant sur les impacts, l'adaptation et la vulnérabilité liés aux changements climatiques Greenpeace demande aux décideurs politiques et économiques de tout mettre en œuvre pour limiter les impacts catastrophiques prévus pour les prochaines décennies.
« Même si ce rapport prévoit un futur apocalyptique pour notre planète, il n'est pas trop tard pour agir, les solutions éxistent ! Si nous n'agissons pas rapidement, avec fermeté et rigueur, il n'y aura bientôt aucune terre hospitalière où se réfugier. Le fatalisme est injustifiable et l'inaction serait criminelle » explique Karine Gavand, chargée de campagne Climat.
Ce second rapport, adopté à l'issue d'une session marathon de 24 heures devenue de plus en plus politique et déclenchant la colère des scientifiques, documente les effets déjà observés de la montée des températures sur les écosystèmes et les activités humaines et évalue les changements induits par les changements climatiques provoqués par l'homme d'ici à la fin de ce siècle.
Les résultats principaux de ce deuxième rapport du Giec sont :
Les changements climatiques risquent de provoquer une extinction massive d'espèces dans les prochaines 60-70 années.
Stress hydrique
Au cours des prochaines décennies, le nombre de personnes menacées par le stress hydrique risque de passer de quelques dizaines de millions à plusieurs milliards. Une baisse progressive de la disponibilité en eau potable en Inde et dans d'autres régions de l'Asie et de l'Afrique est prévue : les parties du monde les plus pauvres seront les plus durement touchées mais les pays riches comme l'Australie et l'Europe du Sud seront aussi en première ligne.
Le retrait des glaciers d'Asie, d'Amérique latine et d'Europe entraînera des problèmes majeurs d'approvisionnement en eau pour une large portion de la population mondiale, tandis que les populations vivant dans les zones montagneuses seront sous la menace croissante de crues subites des lacs glaciaires.
Baisse des capacités de production alimentaire
Dans les parties les plus pauvres du monde, une baisse des capacités de production alimentaire est prévue et provoquera davantage de famines et de misère.
Il est probable que dans les prochaines décennies, nous assistions à une baisse de la production de blé, de maïs et de riz en Inde et en Chine.
Les risques croissants de sécheresse et de stress hydriques vont probablement mener à un problème croissant de famines et de déplacement de populations en Afrique dans les prochaines décennies.
La montée des eaux
Un nombre considérable de personnes seront en danger du fait de la montée des eaux, des marées, des tempêtes et des crues dans les régions deltaïques de l'Asie comme celle du Gange-Bhramaputre (Bengladesh) et du Zhujiang (Pearl River).
Un réchauffement d'un degré supplémentaire nous engagerait vers une montée du niveau des mers de plusieurs mètres au cours des prochains siècles, provoquée par la fonte partielle ou totale des calottes groenlandaises et antarctiques. Les émissions des décennies à venir pourraient engendrer et déclencher un bouleversement considérable des côtes.