C’est une bonne nouvelle qui nous vient du fin fond des océans.
Un microbe dévoreur de méthane, baptisé ANME-3, vient d’être découvert dans les profondeurs abyssales par une équipe de scientifiques franco-germanique. Les résultats de cette recherche, publiés dans le magazine Nature, concluent que ces organismes unicellulaires « aident à contrôler les changements climatiques ».
Jusqu’à présent, les scientifiques connaissaient deux types d’organismes sous-marins pouvant ainsi décomposer le méthane, un puissant gaz à effet de serre. Désormais, nous en connaissons trois.
Tous vivent aux abords des volcans de boue sous-marins qui émettent naturellement du méthane. Grâce aux microbes, les émissions de ces volcans diminueraient de 40%.
Peut-on imaginer, à terme, une production industrielle des précieux micro-organismes ?
Car d’ici à ce que tous les pays de la planète parviennent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, un petit coup de pouce serait le bienvenu…
Ou faut-il uniquement prendre le mal à la racine et revoir notre façon de produire, de consommer et nos modes de vie ?
Un des co-auteurs du rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat explique que la question est désormais de savoir si nous arriverons à "limiter" le réchauffement.
Le réchauffement climatique est un phénomène irréversible, ont estimé lundi des experts réunis à Potsdam, près de Berlin, affirmant que l'enjeu était désormais de le limiter.
"Le changement climatique est déjà là et la question est: arriverons-nous à le limiter ou va-t-on perdre pied?", a déclaré Wolfgang Cramer, l'un des co-auteurs du deuxième rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), publié début avril.
L'évolution du climat dans les dix à vingt prochaines années ne peut plus être influencée mais pour la suite il existe encore des options, a-t-il expliqué. "Si nous ne faisons rien, les dégâts seront bien plus importants", a souligné cet expert.
Répondant à une invitation des ministères allemand de l'Environnement et de la Recherche, une centaine d'experts ont participé lundi à Potsdam à une conférence sur les conclusions publiées par le Giec.
"Le deuxième rapport du Giec a de nouveau confirmé que le changement climatique avait déjà des conséquences dramatiques. Nous devons agir rapidement", a lui aussi souligné le secrétaire d'Etat au ministère allemand de l'Environnement, Michael Müller.