Records de chaleur en 2007 comme en 2006 aux
Pays-Bas
La température moyenne enregistrée en 2007 aux Pays-Bas a atteint un niveau équivalent à celui de 2006, année la plus chaude depuis 300 ans, a annoncé vendredi l'institut
météorologique néerlandais qui y voit un signe du réchauffement climatique.
En 2007, la température moyenne a atteint 11,2°C, tout comme en 2006, année la plus chaude depuis 1706, date à laquelle on a commencé à relever régulièrement la température aux Pays-Bas.
La température moyenne annuelle normale est de 9,8°C.
Les Pays-Bas figurent parmi les pays possédant les plus anciens relevés de température au monde.
Huit des dix années les plus chaudes enregistrées aux Pays-Bas sont postérieures à 1988.
Fonte record de la banquise arctique, événement
météo de l'année au Canada
La fonte record des glaces dans l'Arctique en 2007 constitue l'événement météorologique le plus marquant de l'année au Canada, a annoncé jeudi le ministère canadien
de l'Environnement.
Chaque année depuis 12 ans, le ministère publie un palmarès des dix phénomènes climatiques ou météorologiques les plus marquants au Canada.
En 2007, la "disparition" des glaces dans l'océan Arctique "a été si frappante qu'elle a rapidement été classée comme l'événement météorologique le plus marquant", a
indiqué le ministère dans un communiqué.
En septembre, les glaces ne recouvraient plus que 4 millions de km2 de l'océan Arctique, soit une diminution de 23% par rapport au précédent record de 5,3 millions
km2 qui avait été enregistré en 2005, selon le ministère.
La surface de glace qui a fondu correspond en gros à la taille de la province canadienne de l'Ontario ou d'un pays comme l'Afrique du Sud.
"Les Canadiens se souviendront peut-être de 2007 comme de l'année où les changements climatiques ont commencé à se faire sérieusement sentir dans leur pays", a
souligné le ministère.
Fait exceptionnel, la navigation a été possible pendant près de cinq semaines en août et septembre dans le passage du Nord-Ouest, route maritime de l'archipel
arctique qui permet de passer de l'Atlantique au Pacifique.
Sur les 2.300 km de ce passage, il n'y avait en effet "qu'une vingtaine de kilomètres de glace, au lieu des 400 km observés habituellement", ce qui a permis à près
de 100 navires d'emprunter ces eaux, selon le ministère.
"La fonte sans précédent des glaces de l'Arctique" est le résultat direct de "plusieurs années de vents arctiques" dominants, qui ont favorisé le déplacement
d'étendues anciennes de glace vers l'Atlantique. Y ont également contribué le "réchauffement annuel cumulatif persistant" observé dans le Nord et de la "transformation radicale" du manteau blanc,
qui a fait place à "de sombres eaux marines absorbant la chaleur".
Le ministère note que les deux derniers hivers dans le Grand Nord canadien ont été les "plus chauds jamais observés" et que la région n'a pas connu d'hiver "froid"
depuis près de 15 ans.
La réduction de la surface des glaces observée cette année est comparable à celle que certains climatologues entrevoyaient seulement dans une trentaine d'années, ce
qui, poursuit le ministère, accroît la possibilité que la glace "fonde encore davantage l'été prochain".
Selon le ministère, il ne fait pas de doute que l'océan Arctique est appelé à ne plus avoir de glace l'été pendant des périodes de plus en plus longues et que le
principal facteur en cause est le réchauffement planétaire issu de l'activité humaine.
"Cette étendue de glace a une énorme influence sur le climat planétaire et sa diminution soudaine pourrait avoir des effets durables sur les conditions
météorologiques et ce, bien au-delà des limites de l'Arctique", conclut-il.
(Source : Reuters et AFP)